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L’empreinte environnementale du thé au Canada serait encore plus importante que celle du thé d’autres pays à cause du suremballage. Au Québec, 80 % du thé qu’on consomme serait acheté en sachets, selon la coordinatrice scientifique du CIRAIG, Catherine Houssard. Elle nous apprend que, souvent, les nombreux sachets en plastique ou papier que contient chacune de boîtes sont rarement compostables.

« Les voyages représentent en moyenne 6 % du budget carbone annuel des Québécois, soit environ 700 kg-eq CO2 [équivalent CO2], indique Maxime Agez. C’est donc une part non négligeable sur laquelle il est souvent simple d’agir. »

Dans cette entrevue avec La Presse, l’analyste du cycle de vie Maxime Agez partage son avis d’expert sur l’empreinte carbone de voyager.

« Au total, 2700 tonnes de déchets seraient produites par an au Québec pour les protections menstruelles à usage unique », calcule l’analyste en cycle de vie au CIRAIG Estelle Louineau. Cette dernière précise qu’il est indéniable que la coupe menstruelle reste le produit de protection hygiénique le plus écologique. Selon la littérature scientifique, en considérant une utilisation sur 10 ans, la coupe représente moins de 5 % de l’empreinte laissée par les produits à usage unique.

D’ailleurs, l’experte révèle qu’il n’existe pas encore d’études sur l’empreinte environnementale des culottes menstruelles. Elle donne également d’autres recommandations quant à l’usage des tampons avec applicateur.

Aujourd’hui, nombreux sont les produits qui se vantent d’être écologiques et de réduire l’empreinte de carbone. L’eau gazéifiée se trouve majoritairement en canette et en bouteille, mais elle peut être aussi préparée avec une machine à gazéifier.

Estelle Louineau, analyste en cycle de vie au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), compare les différents produits. À l’aide d’articles scientifiques et de ses recherches, elle analyse l’empreinte environnementale de cet appareil, de l’eau pétillante en canette et de celle en bouteille.

Polytechnique Montréal s’associe à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) pour le déploiement de deux cours en ligne ouverts à tous (massive online open courses ou MOOC en anglais) portant respectivement sur l’analyse du cycle de vie (ACV) et sur les systèmes multicorps.

Elliot donne un atelier lors du Festival Zéro Déchets pour démystifier l’analyse du cycle de vie.

Consommer local est-il toujours préférable ? Le plastique est-il l’ennemi numéro 1 de l’environnement ? La voiture électrique est-elle une solution ou un autre problème ? De plus en plus de consommateurs, voulant réduire leur impact sur l’environnement, se posent des questions comme celles-ci. Mais avec des problématiques environnementales si nombreuses et complexes (changements climatiques, manque d’eau et de ressources, disparition de la biodiversité…), il est parfois difficile de distinguer quelles actions ont la plus grande portée et devraient donc être priorisées par rapport à d’autres.
L’Analyse du Cycle de Vie, ou ACV, est une méthode quantitative de calcul d’impacts environnementaux, basée sur la pensée cycle de vie, c’est-à-dire la prise en compte de toutes les étapes de la vie d’un produit ou d’un service : de l’extraction des matières premières à l’élimination ou au recyclage, en passant par le traitement des matériaux, la fabrication, la distribution, l’utilisation, la réparation et l’entretien. À travers cette conférence, nous nous appuierons sur cette méthode afin de réfléchir à quelles questions il peut être utile de se poser afin d’éviter de simplement décaler certains impacts (sur le cycle de vie de l’objet, vers une autre problématique environnementale, une autre région du monde…) et déconstruire certaines « fausses bonnes idées » d’actions environnementales.

Noémie participe à cette table ronde sur la mode durable au Festival Zéro Déchets.

La mode rapide, tare sociale et écologique qui s’inscrit dans les valeurs capitalistes de consommation. Nombreux sont les lanceurs d’alertes sur le sujet – exposant les conditions de travail, mais surtout les conséquences écologiques qu’elle engendre. Toutefois, la mode rapide reste un sujet trop peu abordé, donc vous allez pouvoir être introduit aux conséquences chiffrées, mais aussi aux alternatives proches de chez vous qui vous sont offertes.

Le bœuf est la bête noire de l’alimentation en matière d’environnement. Aujourd’hui, on recense plus de 36 végéburgers, de burgers de vaches nourries à l’herbe et des burgers traditionnels. Selon plusieurs études, l’empreinte carbone d’un burger de bœuf traditionnel correspond à celle de 6 à 12 burgers végé du commerce en Amérique du Nord. Pourtant, il y a encore beaucoup d’incertitudes quant à l’empreinte écologique du bœuf provenant des vaches de pâturage.

L’ingénieure en génie alimentaire, Catherine Houssard nous explique la différence entre la viande provenant d’une vache nourrie exclusivement à l’herbe et celle élevée à l’aide d’autres produits. Elle nous révèle également quel produit aurait l’empreinte carbone la moins importante.

De plus en plus de familles remplacent les produits laitiers par des boissons d’origine végétale. Parmi les « laits » végétaux les plus populaires se trouvent les boissons d’amande, de soja et d’avoine. « Il y a différents facteurs à tenir en compte pour choisir le produit qui s’adapte le mieux à nos besoins », affirme Catherine Houssard, coordinatrice scientifique du CIRAIG. Elle explique qu’une mère de famille qui décide d’acheter du lait végétal pour ses enfants devrait surtout vérifier la valeur nutritionnelle du produit, contrairement à un consommateur moyen. L’experte nous révèle quelle boisson végétale renferme tous les nutriments nécessaires aux enfants dont l’empreinte de carbone est inférieure au lait de vache québécois.

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